En écrivant cette chanson, le groupe allemand Scorpions célébrait les changements
politiques du début des années 90 en Europe de l'Est (comme la chutte du bloc communiste), mais ce qu'ils n'avaient pas pris en compte c'était à quel point leur chanson (le titre en tout cas)
pouvait refléter l'esprit féminin.
Laquelle d'entre nous n'a jamais sentit ce Wind of Change (a traduire littéralement par : le vent du changement) souffler sur son visage un beau matin, ou bien ne l'a-t-elle jamais vu souffler sur
l'une de ses amies sans pouvoir comprendre d'où il était arrivé sans prévenir et soufflant si fort?
On l'a toute ressentit, un jour ou l'autre...
Le Wind of Change c'est ce grand élan qui nous donne du courage, c'est ce grand vent qui semble nous pousser dans le dos dans une direction opposée à celle qu'on avait prise. Le vent du changement
c'est notre instinct qui se mélange à notre envie d'évasion.
Si un jour, enfermée dans une relation à sens unique, enfermée dans une situation insupportable, ou encore engagée sur un parcours que vous ne sentez plus vous convenir, vous avez tout laché, d'un
claquement de doigt, si vous avez dit "goodbye" sans regret, c'est grâce au Wind of Change!
Si vous avez l'impression qu'une force vous pousse de façon irrésistible vers autre chose et que vous ne savez pas pourquoi, ne cherchez plus, le Wind of Change s'est emparé de vous!
On a souvent entendu dire, par les hommes, que les femmes n'en faisaient qu'à leur tête, qu'elles n'étaient que des girouettes qui changeaient d'avis comme de chemise (ou comme de chaussures pour
Carrie!), bref qu'elles n'étaient jamais contentes de ce qu'elles avaient et ça en toute circonstance...
Eh bien vous saurez maintenant quoi leur répondre quand un "tu ne sais jamais ce que tu veux" pointera le bout de son nez : c'est la faute de ce foutu Wind of Change! Mais en quelle
saison souffle-t-il ce vent?
En réalité le Wind of Change n'est pas une petite brise
comme les autres, c'est plutôt un ouragan (pourquoi croyez-vous qu'on donne des prénoms féminins aux ouragans, même les plus dévastateurs?), et un ouragan tenace, tellement costaud qu'il nous
emporte toute entière, corps et âme! Et il n'y a pas de saison pour le voir souffler. Il peut naître n'importe où et n'importe quand, dès qu'une femme se sent à l'étroit, dès qu'elle se sent
piégée, autrement dit dès qu'elle sent qu'elle n'est plus celle qu'elle était (ou qu'elle voudrait être)!
On peut pratiquement assurer que ce nouveau genre de cyclone est né avec le féminisme, ou en tout cas en même temps que les revendications des femmes : pour le droit de vote (accordé en 1944), ou
pour le droit à l'avortement. Mais qui nous dit que le Wind of Change ne frappait pas avant?
Pourtant c'est bien le cas, il a déjà frappé dans l'histoire, bien avant le 21ème
siècle, et plus souvent qu'on ne le pense!
Déjà à l'Antiquité, certaines se sont laissées transporter par le vent du
changement et de quelle façon! Vers 1500 avant J-C, une reine défiait le pouvoir des Pharaons, pourtant mis en place depuis 1500 ans déjà en s'auto-proclamant Pharaon : Hatchepsout.
S'attribuant les attributs masculins réservés aux Pharaons, elle prenait le trône et régna pendant plus de vingt ans comme un homme. Respectée comme un homme, agissant comme un homme, elle est, à
ce jour, la seule femme au monde a avoir eut un tel pouvoir, et tout ça il y a plus de 3500 ans!!
Mais elle n'est pas la seule, avant les temps modernes, à avoir définie les contours d'un féminisme croissant. Selon l'historienne Régine Pernoud, les femmes avaient le droit de vote au
Moyen-Âge! Et qui ne connaît pas l'histoire de Robin des Bois et de Marianne? Selon les spécialistes, le défenseur des pauvres ne serait pas un homme réel (affirmation a prendre
au conditionnel!) mais bien une création de la littérature, s'inspirant de ci et de là de vrais hommes et de légendes romanesques racontées dans les ballades anglaises du Moyen-Âge. Et
pourtant, Robin traversa bien les siècles, accompagné de Marianne. Mais l'histoire a tout de même retenue que cette dernière quitta celui qu'elle devait épouser pour s'enfuir avec Robin,
preuve que déjà, la féminisme existait, même s'il ne s'agissait que de littérature. Car il est très peu probable que Marianne ait existé, même impossible. Son nom n'apparaît que bien plus tard à
côté de celui de Robin (au XVème siècle) dans le but de donner une dimension sentimentale à la légende. Mais alors, Marianne serait-elle la représentation pure et simple de l'amour ou bien celle de
la femme qui sait prendre sa vie en main? Quoiqu'il en soit, c'est bien le Wind of Change qui a poussé Marianne a sauter le pas!
Aujourd'hui, sommes-nous toutes victimes du Wind of Change ou au contraire nous sert-il d'excuse
pour foncer tête baissée vers nos choix les plus radicaux?
Pouvons-nous résister au "vent du changement" et à ses ravages ou bien nous envolons toutes avec ces raffales dévastatrices?
"Est-ce que tu as remarqué qu'à chaque nouvel arrêt les gens beaux descendent et qu'on récupère les gens les plus moches
qui soient!"
"Si elle aime pas le train, elle a qu'à venir en charreeeeete!"
(Samantha dans Sex and The City)

Elle ferma les yeux. Juste un instant. Un trop court instant. Pour échapper à la terrible réalité.
A sa terrible réalité.
Devant elle, le visage
de la mort. Partout autour d'elle. Le parfum du regret flottait.
Le visage de la mort. La mort a un étrange
visage. Celui de la culpabilité.
Sur ce long canapé rouge, le visage de la mort
reposait.
Il était souriant, ridé et pâle.
Autour de sa tête, une marre de sang. Une marre rouge. Un rouge introuvable ailleurs. Toutjours ce même rouge qui la hanterait
bientôt chaque jour.
Elle rouvrit ses yeux. Choquée par le visage de la mort, elle lâcha son
poignard.
Ce petit poignard au manche d'or. Ce petit poignard qui ouvrait ses lettres
d'amour.
Il tomba au sol. Il tomba en éparpillant partout des petites touches de rouge.
Elle serra les poings.
Dehors, la pluis tombait
très fort.
La laverait-elle de ce qu'elle venait de faire?
La pluie pourrait-elle emporter ses pêchés?
Elle glissa ses yeux une dernière fois sur le canapé rouge. Sur le corps rouge de sang.
Sur le poignard doré.
Elle hésita à l'emporter.
Mais il fallait mieux tout laisser derrière elle.
Le visage de la mort la hanterait à
jamais.
Le parfum du regret la hanterait à jamais.
Elle regretterait ce petit poignard d'or.
Ce
petit poignard qui avait commis un meurtre.
Un meurtre qu'elle avait eut l'intention de commettre avec
lui.
Ce petit poignard d'or c'était l'objet de sa culpabilité.
Il était l'obet du regret.
Ce petit poignard d'or
au parfum de regret.
Ce qui est intéressant avec cette (petite) nouvelle, c'est que vous pouvez lire les trois épisodes soit en commençant par "Parfum de cauchemar"
et revivre l'histoire en arrière, soit sommencer par "le visage de la mort" et suivre les évènements chronologiquement.
Mais je tiens à dire que l'ordre initialement prévu, qui est celui dans lequel j'ai écrit les trois parties est le suivant : 1. Parfum de cauchemar; 2. La pluie de la fuite; 3. Le visage de
la mort.
A vous de voir....
par Clem
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Ses yeux s'ouvrirent en grand. Dans son lit qui grinçait, elle releva son corps encore meurtrit.
Elle baissa ses yeux pour constater que ses mains étaient pleines de sang. Cette couleur rouge qu'on ne trouve nul part ailleurs. Cette couleur rouge qui la hanterait jusqu'à la fin de sa
vie.
Elle secoua ses mains. Elle les frottait contre les draps. Le sang ne semblait pas vouloir s'en aller.
Il restait sur sa peau, comme une marque indélébile à tout jamais. Elle resta plusieurs heures les mains sous l'eau. Le sang se mêlait à elle comme de l'huile à la peinture. Le lavabo blanc était
parsemé de tâches rouges. Ses yeux ne voyaient plus que du rouge. Partout. Son visage, rougit par la panique.
Ses avant-bras mouchetés de rouge plus clair. Sa chemise de nuit, tâchetée. Aussi.
Sa vie baignait dans le rouge. Sa vie baignait dans le sang. Le parfum du regret la frappa de plein fouet. Là. Au milieu de sa salle de bain. Il était de nouveau en elle. Et elle avait beau
tenter de l'enlever, il ne la quittait pas. Les yeux rougit par les larmes, les cheveux en bataille.
Elle tomba à genoux au sol. Le seul souvenir de cette nuit, c'était toujours ce bruit de cascade.
Cette eau qui tombait inlassablement.
Elle marchait. Il pleuvait.
Il pleuvait à verse et elle frissonnait sous son long manteau déchiré.
Elle courait maintenant.
La musique douce de la pluie la hantait encore. Son coeur battant rythmait ses pas.
Elle esquivait chaque goutte d'eau, inexorablement. Ses mouvements précipités. Ses cheveux pendaient tels des serpents déroulés.
Et toutes ces gouttes.
Que faisait-elle sous la pluie? Pourquoi courait-elle?
Ces gouttes d'eau étaient maintenant des visages. Des milliers de visages qui
s'écraisaient sur son dos. Ou au sol. Tout comme ce visage mourrait dans ses pensées glacées. Ce visage plein de rides.
Le visage de la mort.
par Clem
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